L’oppidum

Bien avant que les seigneurs féodaux ne récupèrent les lieux pour y bâtir un château, l’emplacement avait été fortifié par les romains. Ils y avaient édifié une place forte dédiée à l’empereur Auguste : Augustodunum qui devint Authon… Le site contrôlait probablement la voie romaine qui conduisait vers Ceton, La Ferté-Bernard jusqu’à Montfort-le-Gesnois et Le Mans. Le Perche restait une région couverte d’une forêt impénétrable, la Silva Pertica, qui n’avait pas encore été défrichée.

The fort

Well before feudal lords chose to build a castle on the mound here the Romans occupied the site constructing a hill fort dedicated to Emperor Augustus (63 BCE – 14 AD): it was named Augustodunum, which later became Authon… The fort probably controlled part of the Roman road leading towards Ceton, La Ferté-Bernard and on to Montfort-le-Gesnois and Le Mans. The Perche was still a thickly wooded region covered in impenetrable forest, the Silva Pertica. The felling trees to make space for agriculture was yet to come.

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Construite sur les hauteurs, l’enceinte domine la vallée et la route en contrebas. Son entrée est gardée.

Les marchands et les voyageurs viennent chercher la protection des lieux avant la tombée de la nuit pour échapper aux bêtes, aux brigands et autres malfrats…

Le village est entouré d’une palissade en bois pour protéger les habitants. Parfois, on élève des buttes et des talus pour rendre leur accès encore plus difficile.

Les chaumières sont probablement constituées de bois, de terre et recouvertes d’un toit de chaume.

Les historiens ne s’accordent pas tous sur la toponymie des lieux et l’origine du nom d’Authon. Si tous s’entendent sur le terme « dunum » d’origine celtique (Dun) qui désigne un élément fortifié, citadelle, forteresse, enceinte fortifiée et parfois colline, en revanche ils se contredisent sur son sens. Certains avancent qu’il s’agit d’un temple dédié à l’empereur Auguste. D’autres prétendent qu’il s’agit bien d’un oppidum qui lui est dédié. Enfin, certains auteurs évoquent les deux…

Les sociétés savantes du 19e siècle, rapportent la présence de mégalithes sur l’actuelle place de l’Église, et donc d’un lieu sacré pour les populations préhistoriques, peut-être des druides qui s’isolaient dans les clairières ?